Marine Pagès

Tenir l’équilibre

du 19 avril au 14 mai 2017

  • S’il est souvent marqué par l’absence et la retenue, le dessin chez Marine Pagès opère paradoxalement comme un révélateur. L’artiste travaille à partir d’un vocabulaire de formes minimal qu’elle déploie pour capter les indices de ce qui fait le réel. La ligne est chez elle un « motif » récurrent, et qu’elle se donne à voir en réserve lorsqu’elle figure des chemins ou des routes tracés dans le désert, ou en équilibre quand elle joue sur les données physiques de son support, elle signe l’intérêt de l’artiste pour la construction et le rythme.
    Marine Pagès s’intéresse autant à l’espace qu’au trait, son dessin joue des vides et des pleins pour ordonnancer des paysages comme des villes. Aussi, sa pratique, qui navigue constamment entre la 2D et la 3D, déborde-t-elle parfois les limites de la feuille pour se faire installation et jouer sur les caractéristiques volumiques ou architecturales d’un lieu. Marine Pagès a niché son travail dans cet improbable entre-deux, d’où elle tente de donner à expérimenter par le regard.

  • Guillaume Mansart, 2015

Marine Pagès participe à de nombreuses expositions dont : Papel, Papel, Galerie Bernard Jordan, Paris; À l’heure du dessin, 4ème temps, Château de Servières, Marseille ; Outiller le dessin, La Panacée, Montpellier ; À main levée, La Couleuvre, Paris ; Lieux dessinées, galerie White Project, Paris ; La pratique des impossibles, Bild, Digne-les-Bains ; Sans commune mesure, Galerie Bertrand Grimont, Paris ; La méthode graphique et autres lignes, Gennevilliers ; Architectures Redéployées, Aponia, Villiers-sur-Marne ; Architecture(s) en lignes, Mrac, Sérignan ; Drawing Now, galerie Van der Stegen, Paris ; Le Spectre des armatures, Glassbox, Paris ; Entre là, galerie Anton Weller, Paris, etc.
Elle a été en résidence à Fenêtre Augmentée, Montpellier et Collioure en 2014, à la Terra Foundation en 2009, à l’école municipale des beaux arts de Châteauroux en 2006, ainsi qu’à Est-Nord Est au Canada en 2007